11/12/2012

Les Aventures de Phil à Cozumel

article de l'Avenir du Luxembourg du lundi 10 décembre concernant Phil
 

 

Une pause-carrière pour un beau défi

À 50 ans, Philippe Saussus s'est arrêtéde travailler quelque temps pour se lancer dans les Ironman. Il était à Cozumel récemment.

Cozumel, petite île mexicaine en dessous de la station de Cancun et en face de Playa del Carmen, dans la mer des Caraïbes, vit quasi exclusivement du tourisme avec la plongée sous-marine en attraction. Une fois par an, elle est aussi le théâtre d'un Ironman réputé, qu'Axel Zeebroek place régulièrement dans son calendrier. Cette année, le triathlète du team Uplace n'était pas présent mais un autre Luxembourgeois a fait le déplacement, Philippe Saussus.
Le chemin sportif de ce Gaumais d'origine a pris un tournant pour le moins particulier lorsqu'il a décidé de s'octroyer une pause au niveau professionnel pour ses 50 ans. « Avec comme objectif de terminer un Ironman, explique ce sociétaire du Team Batifer. Lorsque j'ai pris cette décision, je ne savais pas nager le crawl et je n'avais plus couru à pied depuis 30 ans. Il a fallu se remettre… dans le bain. J'ai pris dix leçons de natation et douze mois d'entraînements plus tard, je terminais mon premier complet à Barcelone (NDLR : dans un chrono de 11 h 32.04) . »
La preuve qu'avec la volonté, on peut renverser des montagnes.
Des conditions dantesques
Ce n'est pas une surprise, l'Ironman de Cozumel affichait complet (2 300 participants) et de nombreux pros étaient présents. Qui ont dû composer avec des conditions particulièrement rudes en natation. Mer agitée, courant important, le départ fut chaotique « et ce n'était pas facile pour moi de me frayer un chemin parmi des nageurs plus aguerris, commente le Gaumais. En outre, sur le dernier kilomètre, à contre-courant, je me suis retrouvé seul avec un gros peloton à 30 m sur ma gauche et un autre à droite. Les uns avaient choisi de nager le plus possible au large, les autres le long de la côte. Seul, je n'ai pu bénéficier d'aspiration. À la sortie, mon chrono, 1 h 32, était supérieur de 20 minutes à celui que j'avais réalisé à Roth, en juillet. Après la course, j'ai appris que plus de 200 participants étaient sortis hors délais. Pour couronner le tout, je me suis pris les pieds dans le tapis lors de la transition et me suis étalé de tout mon long. »
À vélo, son point fort, Philippe a dû se battre contre un fort vent de face. L'objectif initial, finir sous les 11 h, s'est donc éloigné peu à peu. Il a bouclé les 180 km en 5 h 36, sous une température de 29°. Soit encore 20 minutes de perdues sur le plan initial. Avant le marathon qui allait, pour bon nombre de participants, s'apparenter à un véritable chemin de croix. « Au premier tour, j'ai croisé le Luxembourgois Dirk Bockel qui venait en sens inverse, il marchait , se remémore-t-il. La température est progressivement descendue sous les 20°, ce qui a soulagé la douleur. Je me suis efforcé de ne pas marcher avant le 15e kilomètre, puis le 20e et ainsi de suite pour finalement terminer sans avoir marché. À 3 km du finish, j'ai échangé quelques mots avec un Chilien. Bien que plus rapide que moi, il a refusé de me lâcher. Sur un bon tempo, nous avons terminé ensemble avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. »
4 h 20 au marathon, c'est son meilleur temps sur un Ironman. Au total, il a mis 11 h 42 (pour 11 h 19.58 à Roth), réalisé le 22 echrono de sa catégorie et le 447 etoutes catégories confondues, sur 1 800 arrivants. « Je n'ai pu atteindre mon objectif, mais on ne peut se montrer déçu quand on termine un Ironman » , conclut-il.

 

Et il ajoute encore :

 

 

Peur d'aller à l'entraînement

 

Au cours de sa première année de triathlon, Philippe Saussus devait s'entraîner et acquérir de l'expérience auprès d'habitués. Et ce n'est pas sans une certaine appréhension qu'il s'est affilié au Batifer de Saint-Hubert. « Au départ je n'osais pas me rendre aux entraînements , avoue-t-il. Partant quasiment de zéro en course à pied et en natation, j'appréhendais de me retrouver aux côtés de ces bêtes d'entraînement. Pourtant, j'ai été accueilli à bras ouverts tant par les cadres, que les cadors et les autres membres d'un club où convivialité et entraide sont de véritables leitmotivs. Je suis d'ailleurs toujours rempli d'admiration quand je vois la motivation des ados du club. Mon plus beau souvenir reste la course à Roth cet été où nous étions treize membres du club à participer. »

 

Merci Phil,

tu aurais ton Orval pour la conclusion de ton interview... Clin d'œil

19:42 Écrit par Gros lolo dans Compte rendu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.